En octobre 2026, le taux moyen sur 20 ans s'établit à 3,70 % hors assurance, et nos courtiers négocient jusqu'à 3,50 % pour les meilleurs dossiers.
Les taux repartent à la hausse après la hausse des taux directeurs de la BCE (+0,25 point le 10 septembre). Au 1er octobre, le taux d'usure des prêts de 20 ans et plus passe à 5,40 % (Banque de France).

Taux nominaux hors assurance, relevés par les courtiers Crédit Courtier de France début octobre 2026. Le meilleur taux négocié correspond aux conditions obtenues pour les meilleurs dossiers (revenus, apport, stabilité professionnelle). Ces données sont indicatives et chaque dossier fait l'objet d'une étude individuelle.
Les banques ne publient pas un taux unique : elles classent les dossiers par profil, d'abord selon les revenus du foyer.
Taux hors assurance. En Île-de-France, les taux sont identiques mais les seuils de revenus sont plus élevés (140 000 € / 90 000 € pour le premier profil). En dessous de ces seuils, cette banque ne finance pas le dossier : d'autres établissements prennent alors le relais.
En octobre 2026, le taux moyen sur 15 ans atteint 3,55 %, contre 3,35 % négocié par nos courtiers pour les meilleurs dossiers, soit un écart de 20 points de base. Sur 200 000 €, la mensualité ressort à 1 435 € au taux moyen et 1 415 € au meilleur taux, hors assurance.
Avec un taux moyen de 3,70 % et un meilleur taux négocié à 3,50 %, le crédit sur 20 ans reste la durée de référence du marché. Sur 200 000 €, l'écart entre les deux représente environ 5 000 € d'intérêts. L'assurance emprunteur ajoute 0,20 à 0,35 point au TAEG selon l'âge et l'état de santé : un bon taux nominal peut cacher un coût total élevé si l'assurance n'est pas optimisée.
Plébiscitée par les primo-accédants, la durée de 25 ans affiche un taux moyen de 3,80 % et un meilleur taux négocié à 3,60 %.
Pour un crédit immobilier de 200 000 euros à 3,80 %, la mensualité hors assurance ressort à 1 034 €. Avec une assurance estimée à 0,25 % du capital (≈ 42 €), elle avoisine 1 075 €, pour un coût total d'intérêts d'environ 110 000 €. Les simulateurs gratuits de prêt immobilier de CCF permettent d'ajuster durée, taux et garanties en temps réel.
La tendance est à la hausse. Après un été stable (taux moyen des prêts signés à 3,31 % en août, +0,01 point selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA), la BCE a relevé ses trois taux directeurs de 0,25 point le 10 septembre 2026. Elle invoque des pressions inflationnistes persistantes. Les banques répercutent ce refinancement plus cher dans leurs grilles d'octobre.
L'OAT 10 ans, référence des banques pour fixer le prix des crédits longs, évolue autour de 4,1 %. Avec un taux moyen de 3,70 % sur 20 ans, les marges des banques sont déjà réduites : les taux immobiliers ont davantage de chances de continuer à monter que de baisser dans les prochaines semaines.
Pas de choc, mais un retournement : la hausse reste mesurée, mais la période de baisse est terminée. Pour un projet bien cadré, attendre une détente rapide n'est pas une stratégie réaliste.
Le taux moyen est un point de départ, pas une destination. Pour les meilleurs dossiers, nos courtiers obtiennent en octobre 2026 des taux inférieurs de 0,20 point au taux moyen, sur toutes les durées.
Ces exemples sont des simulations établies à partir de la grille du 2 octobre 2026, hors négociation. Il ne s'agit pas de dossiers signés.
Profil A : couple, 38 ans, CDI, 5 800 €/mois (69 600 €/an), apport 18 %. Lyon, 280 000 € sur 20 ans. Barème applicable : 4,05 %, ramené à 4,00 % pour un logement classé A ou B. Leviers : délégation d'assurance, mise en concurrence.
Profil B : primo-accédant seul, 31 ans, CDI, 3 400 €/mois (40 800 €/an), apport 8 %. Rennes, 195 000 € sur 25 ans. Barème applicable : 4,15 %. Leviers : mise en concurrence de plusieurs banques régionales, montage avec des prêts aidés.
Profil C : investisseur locatif, 45 ans, 7 200 €/mois (86 400 €/an), apport 25 %. Bordeaux, 320 000 € sur 15 ans. Barème applicable : 3,75 %. Leviers : apport solide, délégation d'assurance optimisée.
Les revenus du foyer déterminent le profil, donc le point de départ. Un apport supérieur à 10 % reste décisif. La délégation d'assurance réduit le TAEG de 0,10 à 0,20 point. La domiciliation des revenus, un logement bien classé au DPE et la mise en concurrence des établissements complètent le dispositif.
La réponse dépend de votre situation, pas de la tendance générale. Voici quatre scénarios concrets.
Les taux remontent : attendre ne garantit plus de meilleures conditions, et chaque mois d'attente coûte un loyer. Emprunter maintenant est généralement la bonne décision si votre dossier est finançable.
Avec un apport solide, les types de prêts immobiliers disponibles en structuration dédiée permettent d'optimiser le rendement net. Les prochaines décisions de la BCE peuvent encore faire monter les barèmes : attendre n'est pas justifié si la rentabilité est déjà positive aux conditions actuelles.
Votre profil fait partie des meilleurs dossiers : nos courtiers obtiennent pour ces profils de 3,25 % à 3,60 % selon la durée. Comparer les offres via un courtier reste le meilleur moyen de passer sous le taux moyen.
Le seuil classique exige un écart d'au moins 0,70 point entre votre taux actuel et le marché, avec un capital restant dû supérieur à 70 000 €. Avec des taux moyens entre 3,45 % et 3,80 %, ce seuil n'est atteint que pour les crédits signés au plus haut des taux, fin 2023 et début 2024, au-delà de 4,2 à 4,5 %.
Taux d'usure au 1er octobre 2026 (4e trimestre, Banque de France), prêts à taux fixe : 4,09 % sous 10 ans, 4,68 % de 10 à moins de 20 ans, 5,40 % pour 20 ans et plus. La marge reste confortable pour la plupart des dossiers, mais une assurance coûteuse (âge, santé) peut rapprocher le TAEG du plafond sur les durées de 10 à 19 ans.
À court terme, la pression reste à la hausse. Lors de sa réunion de septembre 2026, la BCE a relevé ses taux et prévoit une inflation de 3,0 % en 2026. Tant que l'inflation reste au-dessus de l'objectif de 2 %, une baisse des taux directeurs d'ici décembre paraît peu probable. Les taux immobiliers devraient donc se stabiliser à un niveau élevé, voire progresser.
Pour 2027, tout dépendra de l'inflation en zone euro et de l'OAT 10 ans. Si l'inflation ralentit, une pause puis un reflux progressif sont envisageables. Sinon, d'autres hausses ne sont pas exclues. Dans les deux cas, attendre une baisse rapide pour emprunter est un pari risqué. À titre d'ordre de grandeur, un gain de 0,20 point sur 200 000 € et 25 ans représente environ 22 € par mois, alors que chaque mois d'attente coûte un loyer complet.